Warning: The magic method WP_CGV::__wakeup() must have public visibility in /home/clients/bdada2a71ddda2c166f4155eb05901af/web/wp-content/plugins/wp-cgv/classes/class.wp-cgv.php on line 40
LÉA LE HÉGARAT, GREEN MY DAY, UN MARIAGE ÉCO-RESPONSABLE EST-IL POSSIBLE ? - Transcription - Basilic Podcast
 

Cette semaine, je reçois Léa Le Hégarat, fondatrice de Green my day. Léa est wedding-planneuse mais vous vous en doutez si elle passe au micro de Basilic aujourd’hui c’est qu’elle a la particularité d’être une wedding-planneuse éco-responsable. Et oui, le monde du mariage se met lui aussi au vert. Cet événement si singulier et éphémère de la vie est longtemps passé sous les radars de l’écologie. Les mariés, même les plus convaincus, se disaient que cet événement unique était un petit peu l’exception à la règle et qu’il pouvait déroger à tous les petits gestes mis en place dans leur quotidien. C’est en organisant le mariage de sa meilleure amie que Léa a été mise face à ses propres contradictions. Elle, qui avait depuis plusieurs années déjà entamé une transition, était désormais confrontée à un univers où ses convictions écologiques n’étaient pas forcément prises en compte, un univers contraire aux valeurs qu’elle défendait. Bien décidée à regrouper et réunir les acteurs engagés du secteur et à proposer une offre qui correspondrait à des futurs mariés écolo, Léa s’est lancée et a créé Green my day. J’espère que cet épisode vous plaira. Bonne écoute à toutes et à tous !

Bonjour Léa !

Bonjour Jeane !

Comment vas-tu ?

Ca va très bien ! Je suis vraiment très contente de cette petite échappée à Annecy et d’enfin te rencontrer après t’avoir longuement écoutée. Passer de l’autre côté du micro, je suis hyper contente, hyper excitée…

Tu es la bienvenue ! Aujourd’hui, on va parler d’un sujet que je n’ai encore jamais abordé au micro de Basilic, le sujet du mariage. C’est ton sujet, c’est ton dada, tu en es la spécialiste. On va discuter de tout ça. C’est vrai que c’est une industrie à laquelle j’avais bien évidemment pensé mais l’occasion ne s’était jamais présentée. Quand j’ai entendu parler de ton projet sur France Inter, je me suis dit que c’était un signe et qu’il fallait vraiment qu’on enregistre un épisode ensemble. Est-ce que tu peux commencer par te présenter s’il te plaît ?

Oui, bien sûr ! J’ai 28 ans, j’habite à Paris et à la toute base, j’ai fait des études dans le monde de la mode. J’ai fait des études de stylisme-modélisme dans une des belles écoles parisiennes de haute couture. Ensuite, j’ai fait une autre école spécialisée en communication et marketing pour vraiment m’orienter plus vers la communication. Ca me plaisait parce que c’était à la fois du créatif et la mise en valeur du travail de quelqu’un. Après, j’ai beaucoup travaillé en communication pour des marques d’accessoires, de bijoux toujours à Paris. Au bout d’un moment, j’ai eu envie de voir autre chose, de découvrir le monde. Pendant ces études-là, je n’avais pas eu l’occasion de faire d’échanges. Je voulais aussi m’éloigner un petit peu de la frénésie de la mode parisienne et milanaise puisque j’étais à Milan aussi un moment et je trouvais que c’était un peu too much. Je suis partie au Cambodge pour faire du volontariat auprès d’artisans. Ca m’a pas mal ouvert les yeux sur le côté « dark » de la mode et notamment de l’industrie. Au Cambodge, il y a pas mal d’industries textiles même si c’est pas forcément la plus connue. Ca m’a ouvert les yeux sur ce que ça engendrait comme dégâts environnementaux et aussi sur les conditions des travailleuses qui étaient là-bas… même si moi j’avais la chance de bosser avec des artisans qui mettaient plutôt en avant des pratiques comme la teinture naturelle,  l’artisanat … Quand je suis revenue, je me suis dit que je voulais travailler dans la mode éthique. Je voulais contribuer à une mode plus responsable et qui ferait moins de dégâts. Heureusement, à ce moment-là, c’était vers 2016-2017, à Paris, il y avait beaucoup de choses qui se développaient autour de la mode éthique. J’ai commencé à vouloir travailler auprès de ces petites marques de créateurs. J’avais cette envie d’avoir un engagement personnel mais qui se retrouve dans mon travail. Du côté personnel, j’ai complètement changé ma façon de consommer : finie la fast fashion ! En plus en connaissant le métier de la mode, je me suis vraiment intéressée à toutes les alternatives qui existaient, les autres tissus, les autres façons de faire… J’ai beaucoup travaillé avec des petits créateurs, de toutes petites structures en faisant de la communication et aussi pas mal d’organisation d’événements. Ca refera tilt dans ma tête après. Je travaille en freelance depuis 2019 et c’est en 2019 aussi que j’ai organisé le mariage de ma meilleure amie qui venait de se fiancer. Et c’est comme ça que j’ai découvert le monde du mariage. Un peu comme beaucoup de monde j’imagine, j’avais une certaine image du mariage. J’ai assisté à beaucoup de mariages plus jeune : tous mes cousins se sont mariés avant moi (ils sont tous plus âgés), il y a eu beaucoup de mariages dans ma vie. En organisant son mariage, ça m’a mis un peu face à mes convictions. Tout d’un coup, je me suis dit qu’acheter une robe, LA robe de mariée et la porter qu’une seule fois, c’est hyper contradictoire avec ce que moi je fais aujourd’hui dans ma consommation perso donc je me suis demandé comment je ferais si c’était mon mariage. Ensuite, on s’est intéressées à tous les autres aspects qu’on voyait avec ma meilleure amie : les quantités de nourriture, la décoration… C’est comme ça que tout début 2020, tout d’un coup, ça a fait vraiment l’image de la petite ampoule qui s’allume dans la tête : je me suis dit que c’était un domaine hyper intéressant parce que le mariage, ça regroupe plein de métiers. C’est une fête tellement importante, on dit  « le plus beau jour de sa vie » même si évidemment il y a plein d’autres bons jours aussi mais c’est une expression courante pour parler du mariage et c’est quelque chose qui va toujours exister même si le mariage diminue, alors pourquoi ne pas essayer de le rendre plus durable, plus engagé et plus responsable pour que la fête soit encore plus belle ?

C’est difficile parce qu’il n’y a pas qu’un seul prestataire à convaincre, il y en a plein qui doivent entamer une transition, qui doivent entamer un changement. Comment est-ce que tu as fait pour contacter ces premiers prestataires ? Est-ce que tu as établi une charte pour pouvoir travailler avec eux afin qu’ils respectent peut-être certains engagements ?

Pour les prestataires, c’est hyper intéressant parce qu’en devenant un peu visible notamment comme tu l’as dit avec l’interview de France inter, beaucoup m’ont contactée parce qu’il y a beaucoup de gens qui, au final, dans leurs métiers, essayent d’être plus responsables, soit qui ont commencé comme ça, avec un concept très fort, soit qui tendent vers. Beaucoup m’ont contactée en disant qu’ils étaient hyper contents de voir qu’aussi au niveau du wedding-planner, ça se développait. J’ai établi une charte qui va être assez souple parce que l’idée, c’est pas du tout de chercher le prestataire parfait qui va cocher toutes les cases à 100%. Si par exemple je prends le traiteur, un traiteur bio, local, zéro déchet, de saison, végan … qui coche tout, ça peut être compliqué. On est tout à fait conscient des enjeux du business. Je vais avoir une sorte de panel de prestataires qui remplissent différentes cases. Si, par exemple, des mariés veulent un menu vegan, je saurai me tourner vers tel prestataire qui est spécialisé vegan et qui évidemment aura sûrement une démarche aussi de réduction des déchets. C’est comme ça que je construis un peu mon super carnet d’adresses qui, aujourd’hui, prend la forme d’un tableau excel assez énorme. C’est vraiment réfléchir aux critères,  pour en citer quelques-uns, ça va être de privilégier l’artisanat donc par exemple pour ce qui est de la création des robes, que ce soit du local, de la dentelle française et il y a beaucoup de créatrices qui prônent ça ; le bio aussi bien pour les aliments que pour les fleurs aussi, qu’elles soient sans pesticides et de saison : les produits de saison, c’est hyper important aussi bien au niveau du traiteur que des fleurs (parfois on oublie un petit peu les fleurs) ; d’avoir aussi du seconde main, tout ce qui est recyclé, upcyclé surtout pour la déco qui va être un des autres gros postes de gaspillage et d’usage unique. Ca, c’est vraiment mon credo : éviter l’usage unique. Ce n’est pas parce que le mariage c’est éphémère, que c’est une fête à un moment donné, qu’on achète, on utilise, on jette. C’est vraiment pas l’idée et c’est pas l’idée du mariage en soi. L’idée, c’est d’être aligné sur ça et aussi quelque chose que je privilégie avec les prestataires, c’est le lien humain. La période est plutôt propice à ça dans le sens où on prend beaucoup de temps pour s’appeler, pour se rencontrer même parfois. J’ai eu la chance d’en rencontrer quelques-uns sur Paris et de prendre du temps, d’apprendre à se connaître, de faire découvrir aussi le métier à l’autre. Moi je ne connais pas par coeur tous les métiers et les contraintes de chacun. Ca me tient à coeur d’aller apprendre aussi auprès d’eux : quelles sont tes contraintes ? quels sont les challenges auxquels tu fais face dans ton métier en essayant d’être éco-responsable ? qu’est-ce que tu proposes aujourd’hui ? quelles sont les super alternatives ? J’en apprends tous les jours et c’est ça qui est aussi génial dans le mariage, c’est tous ces métiers-là qui essayent de tendre vers plus de responsable. Et je pense qu’ensemble, on devrait faire un truc de bien …

C’est certain ! Tu as mentionné la décoration, comment est-ce que tu t’y prends ? Est ce que, toi, tu comptes acquérir aussi certaines pièces de déco que tu pourras re-proposer après à d’autres mariées ou est-ce que tu feras plutôt appel à des décoratrices qui, elles, ont déjà un stock qu’elles réutilisent ? 

Dans un premier temps, je pense que ce sera d’abord ça parce qu’en effet, il y a déjà des personnes qui se sont spécialisées là-dedans, ils ont des hangars pleins de décoration à louer. Ca, c’est top parce que souvent tu as plusieurs styles, des choses aussi originales : tu peux aller vers le vintage, vers le plus classique en fonction du style du mariage, parfois il y a des envies précises… Ca, ça va être plutôt une première option mais à un peu plus long terme, j’aimerais bien avoir aussi cette sélection déco pour pouvoir les proposer et que ce soit un usage infini, que ce soit une arche, les fameuses « dames jeannes » qui décorent qui sont très tendance. Ce sont des choses qu’on peut replacer à plein de mariages différents. C’est hyper important donc ça viendra.

C’est encore un projet tout jeune mais c’est aussi pour ça que j’avais envie de te rencontrer. J’aime bien l’émulation puis la réflexion qui en découle, d’autant plus que tu ne peux pas agir seule

Complètement

Tu es obligée de tisser du lien comme tu disais.

Ca, c’est sûr ! Mon métier de wedding-planner, c’est d’organiser, de planifier, de faire en sorte que tout se passe bien entre les mariés, les prestataires etc. L’impact du mariage, ça va être par tous les prestataires et tous ceux qui vont rentrer en jeu. C’est ça qui est hyper intéressant aussi, c’est les mariés qui vont venir vers moi, ils ont des convictions éco-responsables et veulent respecter certaines choses pour leur mariage. L’idée, ça va être de leur présenter plein de prestataires qui vont être hyper intéressants, qui vont leur apporter des choses auxquelles ils n’auraient pas forcément penser et de créer une émulation. De ce que j’en vois pour l’instant dans le monde du mariage, c’est très bienveillant, beaucoup dans le partage. Il y a pas mal de choses qui se passent du côté du mariage éco-responsable aussi donc je pense que c’est très intéressant ce qui arrive.

Et c’est un sujet qui va être amené à évoluer forcément. On a besoin aussi que « ce plus beau jour de notre vie » colle à nos aspirations, à nos convictions. On n’a plus envie, je pense, d’un mariage qui génère des tonnes de déchets, d’un mariage où la nourriture est peut-être gaspillée et c’est vrai, comme tu le disais, qu’il y a plein de champs d’action…

C’est fou l’ampleur parce que ça commence avec les préparatifs comme les faire-part par exemple. Pour les faire-part, il y a plein d’alternatives super intéressantes comme le papier ensemencé qu’on trouve beaucoup et qui est imprimable, avec tous les designs possibles et imaginables. C’est top et j’adore l’idée de se dire pour vous annoncer notre union, on vous envoie un papier, vous pouvez le planter et ça va faire pousser des jolies fleurs chez vous. C’est trop beau, l’image est hyper jolie et en plus, c’est respectueux de l’environnement. Ca va du choix des tenues, des alliances, tout ce qui est de la joaillerie éthique qui se développe beaucoup et j’adore, je trouve ça magnifique. Le lieu aussi, et sur les lieux, j’ai beaucoup de travail encore : repérer les lieux éco-labelisés, éco-gérés et il y a même des tiers-lieux qui peuvent accueillir des événements comme ça pour avoir une gestion optimisée de tous les déchets, de l’énergie… Ca peut aller assez loin quand on réfléchit à tout. Le traiteur dont on a parlé évidemment ; pour les animations, on va éviter par exemple les confettis plastiques achetés sur internet, importés de l’autre bout du monde et on va plutôt privilégier les pétales de fleurs qui sont biodégradables, qui sont très beaux, qui vont sentir bon et ce sera du plus bel effet. C’est plein de petites choses et c’est ça qui est hyper important et que moi, j’aime bien faire. Quand j’organise des choses, j’aime bien penser au moindre détail, avoir l’oeil et l’idée là où les mariés ne l’auront pas forcément. Il y a beaucoup de choses à penser et on ne s’en rend pas forcément compte avant de se lancer là-dedans. Moi, je vais apporter ça, je vais apporter ces idées un peu nouvelles sans jamais rien imposer, bien sûr, mais proposer. Et suivant ce qui attire les mariés, ce vers quoi ils ont plus d’envie, on va pouvoir faire un truc un peu différent de ce qui se propose sur le mariage classique. C’est vrai que le monde du mariage, au niveau des médias ou des magazines de mariage, des salons du mariage, est quand même très classique. Les prestataires que je rencontre n’y ont pas forcément leur place et donc ils ne sont pas connus. Quand on est un peu éco-responsables dans notre quotidien et qu’on se dit qu’on va se marier, tout d’un coup on se demande : comment je fais si je ne trouve pas les prestataires qui vont remplir « mes conditions » et est-ce que ça veut dire que ce jour-là finalement je laisse de côté mes principes et allons-y c’est pas grave, on fait la fête…” L’idée c’est de dire : «non, on peut faire autrement, on peut faire comme vous en avez envie ». Pour moi, c’est aussi une des missions que je trouve intéressante dans mon travail, c’est de mettre en valeur les prestataires, de les faire connaître et de valoriser toutes ces solutions qui existent et qui valent le coup d’être connues.

Est-ce que tu as fait des recherches et chercher à savoir depuis quand le monde du mariage a été autant marketé, poussé à la consommation ? Aujourd’hui avec tous les goodies, tu mentionnais les confettis, mais ça va beaucoup plus loin, on peut avoir les petits cadeaux sur les tables, le cadeau aux invités et ça peut vite dégénérer sur des choses importées. Depuis quand est-ce qu’on observe ce jour-là comme un nouveau mode de consommation ?

Je ne saurais pas vraiment te dire mais je pense que ça vient un peu avec la société de surconsommation. Le mariage, si on parle de la génération de nos grands-parents par exemple, c’était un concept totalement différent : c’était les parents qui payaient, les mariés étaient jeunes. Aujourd’hui, l’âge moyen du mariage c’est 34 ans en France, c’est relativement tard par rapport à l’époque. Ca a très vite évolué. Du coup, les mariés paient eux-mêmes leur mariage, c’est de moins en moins les parents, même s’ils participent, et ils le font après avoir mené leur carrière. Ils ont plus les moyens de faire leur mariage et parfois, il y a cette réflexion de se dire « j’ai les moyens, je fais mon mariage, je fais les choses en grand, je mets le paquet, je fais plein de choses… ». Pour moi, c’est totalement aligné avec le monde de la consommation, l’apogée du plastique. Je pense que depuis les années 80-90, c’est un peu la folie. Il y a plein de mariages très différents mais avoir toutes ces petites attentions qui sont à la base des attentions très bonnes qui se concrétisent par le petit sachet de dragées emballé dans une boîte en plastique que personne ne mange au final et la boîte plastique qui finit dans un coin et après quelques années dans le placard, c’est jeté, c’est un peu dommage. Le métier de wedding-planner se développe pas mal en France mais c’est encore un peu naissant. J’ai rencontré pas mal de wedding-planner qui existent depuis dix ans et c’est vrai qu’il y a dix ans, il fallait expliquer, « pourquoi ? qu’est-ce que vous faites ? » alors que dans les pays anglo-saxons, quand on se fiance, la première chose qu’on fait c’est de trouver un wedding-planner, surtout aux Etats-Unis, c’est une norme, c’est un prestataire comme un autre dans la recherche de prestataire pour son mariage. Aujourd’hui, ça se développe et je pense que c’est hyper intéressant notamment par rapport à ce que j’ai étudié avec les études de marché : des mariés qui se marient plus tard, qui sont plus occupés parce qu’ils ont leur carrière, ils travaillent beaucoup, ils ont peut-être parfois aussi des enfants et du coup, la wedding-planner peut aider à jongler avec tout ça.

Puisque ton rôle, on l’a pas encore expliqué ni défini, mais c’est vraiment d’organiser le mariage, de travailler avec tous les prestataires pour que les mariés aient le moins de choses à gérer et que tu sois la seule interlocutrice.

Je fais toujours un premier rendez vous avec les mariés au début pour bien comprendre ce qu’ils veulent. Le principe de ma démarche, c’est de les écouter vraiment et de cerner quelle est leur envie pour le mariage parce que, pour moi, il n’y a pas de mariage type. On peut avoir en image le grand mariage avec 150 personnes, il faut absolument louer le chalet, le château, le manoir… Si on n’a pas envie de ça, il ne faut pas se mettre la pression et on peut tout à fait faire autre chose. Je trouve ça très intéressant, d’abord, d’écouter, de comprendre ce qu’ils veulent et ensuite je vais proposer les prestataires qui vont répondre à ces envies-là. Ca va être un travail généralement qui se place sur un an à peu près. Le plus pressant, c’est les réservations de salles, de dates à la mairie et éventuellement de dates dans les lieux religieux s’il y a la cérémonie religieuse. Suivant les grandes villes, il faut au moins un an à l’avance pour être sûr si on veut absolument une date précise de l’avoir. J’entre en jeu à partir de ce moment-là, pour trouver les lieux. On commence toujours par le lieu avant de caler quoi que ce soit et ensuite, même jusqu’à l’animation la plus insolite que les mariés vont vouloir, l’idée c’est de trouver, de répondre à ces questions-là, tout en les accompagnant aussi. Parfois, il faut être réaliste sur certaines choses parce qu’ils vont avoir un budget à respecter ; je travaille aussi sur le budget avec eux pour respecter tout ça. Je fais le lien avec les prestataires, sans jamais être complètement sans que les mariés n’interviennent parce que c’est quand même eux, dans tous les cas, qui vont signer avec les prestataires. On va faire toutes les visites, les testings auprès des traiteurs par exemple, les visites de lieux… On peut tout faire ensemble comme ça, moi, j’apporte mon conseil, le point de vue du professionnel parce que parfois on ne sait pas trop à quoi ça sert, ce que ça vaut un contrat avec un lieu par exemple … La touche en plus avec moi, c’est vraiment le côté éco-responsable des prestataires mais aussi des solutions : par exemple, si on travaille avec un prestataire traiteur, je vais demander ce que vous avez prévu pour les restes de repas et l’idée c’est de travailler ensemble. J’ai déjà discuté avec plusieurs traiteurs, c’est pas forcément évident à gérer les restes de repas parce qu’il y a un respect d’hygiène; de chaîne du froid, ils ne peuvent pas toujours se permettre de faire des doggy bag ou de re-distribuer à des associations. Moi, j’aimerais bien mettre ça en place et en fait, c’est vraiment une discussion avec le prestataire, je ne peux pas imposer « on a décidé, on vous amène 20 boîtes carton, vous nous remplissez ça à la fin du repas ». Ca se passe pas comme ça, ça demande beaucoup de concertation et d’arranger les choses pour que tout se passe au mieux pour chacun. C’est beaucoup de métiers ensemble et chacun a ses impératifs, ses envies, ses façons de travailler donc moi, je coordonne tout ça. Les mariés n’ont vraiment pas à s’occuper de la partie logistique, planning, qui arrive à quelle heure ? qui fait quoi ? où est-ce qu’on branche les prises ? Ca, c’est vraiment toute ma partie. Pour les mariés, il ne reste que les bons  côtés. S’ils veulent faire des ateliers déco entre eux, avec leurs témoins, je peux en animer : par exemple des petits do-it-yourself pour faire les petits cadeaux… Ensuite, une fois que tout est planifié, que tout est carré avec les prestataires, c’est le jour J et les mariés n’ont qu’à profiter. L’avantage c’est aussi que les invités n’ont rien à faire. Le jour J, ça va être vraiment de s’assurer que tout se passe bien parce que, même si on a préparé au maximum, il peut toujours y avoir un petit aléa, un petit couac, quelque chose qui finalement ne se passe pas exactement comme prévu, et là le top c’est de faire en sorte que les mariés ne remarquent rien parce que j’aurai tout géré et tout ce sera très bien passé. Ca peut même durer jusqu’au lendemain, il y en a beaucoup qui font des brunchs le lendemain pour continuer, quand tout le monde dort sur place. Mon travail continue même jusqu’à la désinstallation pour s’assurer des rendus parce qu’un lieu, c’est comme quand on prend un appartement, on fait un état des lieux d’entrée et un état des lieux de sortie donc tout ça, c’est des choses qu’on n’a pas forcément hyper envie de gérer le lendemain de son mariage. Voilà ça, c’est un accompagnement complet.

C’est intéressant ce travail sur la longueur parce que ça te permet aussi de répondre aux attentes des mariés et surtout, j’imagine quand on parle de mariage éco-responsable, d’avoir des idées qui viennent s’ajouter et germer au fur et à mesure de ta discussion avec eux : peut-être que eux peuvent t’apporter des idées, que toi, tu leur en apportes et vous créez vraiment une dynamique qui leur ressemble.

Complètement. C’est vrai que la relation wedding planner/mariés est quand même hyper proche. On va être ensemble pendant un an, c’est important que j’apprenne à les connaître. Généralement, dès le premier rendez-vous, je demande « comment vous vous êtes rencontrés, comment s’est passée la demande en mariage », je ne leur demande pas de rentrer dans les détails mais c’est pour comprendre un peu qui ils sont. Puis, je leur demande quelle est leur vision du mariage, pourquoi est-ce qu’ils se marient, qu’est-ce que ça représente à leurs yeux. C’est marrant parce que parfois, il y en a qui me parlent de la vision du mariage, l’engagement et d’autres, de la fête. Ca donne deux aperçus. On va être ensemble pendant un an, pas tous les jours au téléphone, on a des limites mais c’est vraiment de construire ensemble. L’important, c’est que ça leur ressemble, que ça leur plaise, qu’ils passent un très bon moment. Pour tout les mariés, le plus important c’est que leurs amis et leurs familles profitent, passent un super moment et que ça reste un souvenir inoubliable. C’est mon seul objectif. Si tout le monde est heureux à la fin, c’est gagné. C’est vrai que sur les idées éco-responsables, souvent, si c’est des mariés déjà un peu engagés, ils ont des trucs, des astuces qu’ils auront, eux, déjà développés dans leur quotidien qu’ils ont envie de reproduire pour leur mariage et ça, ça va être hyper intéressant. J’adore de toute façon la co-construction et c’est comme ça que je vois l’organisation du mariage. Je suis là pour chapeauter, pour faire aller sur la bonne route mais au final, il y a tellement d’acteurs qui rentrent en jeu, qui vont transformer l’événement en quelque chose de superbe et de magique que ça devient un travail collectif.

Comment est-ce que tu travailles sur ce projet ? Tu y réfléchis en parallèle de ton activité professionnelle ?

Il y a eu un timing de dingue en 2020 ! Toute fin février, j’ai vraiment verbalisé l’idée, j’ai dit à mes amis, à mes parents « je vais faire ça, c’est parti ». Et j’ai eu la chance, par un grand hasard, d’aller à un événement de Ticket for change qui présentait leur parcours « entrepreneur ». Le parcours « entrepreneur », c’est un programme qu’ils font sur six mois tous les ans pour accompagner des entrepreneurs à impact, des entrepreneurs du changement, qui sont dans le domaine de l’ESS (l’économie sociale et solidaire) et qui en sont au stade de l’idée. Il s’agit de les accompagner de l’idée à la concrétisation, chacun à sa vitesse évidemment. Il y a 45 projets environ par promo, tout le monde en est à des stades différents. J’ai postulé à ça mi-mars, pendant le premier mois de confinement. Une idée dans l’événementiel quand on tombe dans un confinement, j’étais pas hyper sereine, même si je n’avais aucune idée évidemment de ce qui s’annonçait ensuite. Je suis hyper contente d’avoir fait Ticket for change, même si, au final, c’était tout en digital plutôt qu’en présentiel. Ca a été un parcours de dingue ! Jusqu’à maintenant, c’est une des plus belles aventures que j’ai faite parce que je le considère vraiment comme une aventure. C’était très fort, c’est des équipes absolument géniales et de cette promo de 45, on était de toute la France, j’en ai vu très peu. On était quelques-uns à Paris mais avec les confinements, on s’est croisé peut-être trois, quatre fois mais on a quand même créé des liens très, très forts. Les sélections, c’était en mars, le temps qu’il y ait les jurys, les premiers oraux en visio, le premier pitch, ça a commencé en juin jusqu’en décembre 2020. Comme son nom l’indique « de l’idée à la concrétisation », j’ai beaucoup travaillé la partie « valeurs personnelles », ce que je voulais incarner au travers de ce projet. Il y a eu beaucoup de travail et un travail que je trouve primordial, que tout le monde devrait faire sur quelles sont mes forces, quelles sont mes faiblesses, qu’est-ce qui me donne de l’énergie, qu’est-ce qui me fait envie tous les matins, pour quoi j’ai envie de me battre pour le monde, quelle est ma raison d’être ? Ca a été des sujets tellement intéressants à creuser, ça m’a fait une base hyper solide pour Green my day. J’ai d’abord beaucoup travaillé sur moi et très vite en découle le fondement du projet. On a eu aussi beaucoup d’accompagnement avec des experts, dans plein de différents domaines, juridiques, économiques qui permettait d’avancer step by step. Ca m’a beaucoup occupée pendant les différentes phases de confinement, de couvre-feu etc et comme tu l’as dit, je travaille aussi à côté. J’ai eu la chance de pouvoir continuer mon activité de freelance, même à régime un peu réduit. C’était pas mal, financièrement… Quand Ticket s’est fini, je me suis dit que je voulais refaire partie d’un parcours comme ça, pour continuer à être accompagnée. C’est pas évident de rester chez soi à monter un projet toute seule face à son ordinateur et j’avais vraiment adoré la synergie de groupe de Ticket. J’ai postulé à la Ruche qui fait un programme d’incubation spécial pour les femmes qui s’appelle « Les Audacieuses ». J’ai postulé en novembre et on a commencé le programme dans la foulée en décembre avec un accompagnement jusqu’en juillet. On a eu de la chance, on a pu faire quelques premiers temps d’accompagnement en présentiel, vraiment plus sur la partie business. Je me suis lancée fin 2020 avec le site web, les réseaux sociaux : l’offre était prête, j’avais vraiment eu tout ce temps avant pour préparer ça. Ca a été hyper important. Ca peut paraître un peu long comme ça, de se dire que pendant six/neuf mois, je n’avais rien de concret mais je pense que c’était hyper important pour sortir quelque chose qui me ressemble et qui soit carré. Je veux incarner des valeurs, je m’affiche « wedding planner éco-responsable, eco-friendly, engagée », il faut que ce soit carré et aligné derrière. Depuis fin 2020 c’est le grand bain, c’est les premiers échanges avec les futurs mariés, c’est les premiers événements qui arrivent sur 2021… C’est trop bien ! 

Ces programmes via des incubateurs, est-ce que c’est payant en tant qu’entrepreneur et entrepreneuse ?

Ticket for change, c’est payant, c’est quand même un gros organisme dans l’ESS, ils fonctionnent au mécénat mais pour le parcours « entrepreneur », il y a une participation que tu choisis en tant que participant. Il y a trois paliers et en fonction de ce que tu estimes pouvoir payer, tu fais ce paiement, c’est à ton libre-arbitre, à ton libre choix. Tout le reste, c’est par le mécénat. Nous, on n’a pas eu cette année mais normalement il y a quatre semaines de séminaires en présentiel dans quatre grandes villes de France où tout le monde loge ensemble,  mange ensemble… Il y avait quand même un programme de dingue, des coachs, des accompagnateurs très pro. Je n’avais jamais testé comme ça le coaching mais c’était hyper pro et ils ont un réseau de dingue. Il y a beaucoup de start-up ou de marques qui sont passées par Ticket et elles viennent en plein « moments d’inspiration », on appelait ça, pour partager leurs idées et leurs expériences.

J’en ai reçu plusieurs au micro d’ailleurs.

J’imagine ! Moi par exemple j’ai été accompagnée par un des cofondateurs de « Meet my Mama ». Il a été mon mentor pendant ces six mois-là. Youssef, s’il m’écoute, c’était vraiment hyper fort. C’est des gens qui sont passés par le parcours donc ils savent ce que c’est, ils savent à quel point l’entraide, le collectif est important et du coup, ils reviennent volontiers pour aider les petits nouveaux. Il y a eu Yuka, il y a eu We dress fair, il y en a plein. C’est une très belle communauté d’alumni. Pour le deuxième, « Les Audacieuses », c’est gratuit. La Ruche et tout le programme est financé par le mécénat. La Ruche est présente partout en France. Moi, je suis à celle de Paris et on a aussi des espaces de coworking. Ca, c’est top pour te faire sortir de chez toi un petit peu parce que l’espace de coworking est resté ouvert même pendant le confinement de novembre/décembre et en plus il y a plein d’autres start-up qui sont dans l’espace de coworking, pas que les incubés, ça permet de rencontrer plein de monde issu de l’ESS. C’est hyper intéressant et enrichissant.

C’est vraiment quelque chose que tu pourrais conseiller à celles et ceux qui nous écoutent, de se rapprocher d’incubateurs dans leur région, dans leur ville…

Ah oui, complètement ! Quand j’ai postulé à Ticket, c’était une des questions pendant la phase d’admission « qu’est-ce que vous feriez si vous n’êtes pas pris à Ticket ? » et clairement, j’aurais continué, j’aurais tracé ma route et j’avais déjà un peu l’idée d’où est-ce que j’allais mais clairement je ne serais pas allé aussi vite et aussi bien, avec des lignes aussi claires. C’est un accompagnement et puis même, pour le moral, mine de rien, ça aide. Le deuxième confinement de début novembre a commencé avec une semaine de séminaire Ticket malheureusement annulée en présentiel. Ce deuxième confinement m’avait mis un coup au moral parce que j’aurais bien aimé faire des événements, j’avais prévu un premier événement familial pour m’entraîner qui a dû être annulé. On voit que ça repart mais on ne sait pas pour combien temps… Première semaine, séminaire Ticket en visio toute la journée mais alors ça m’a mis du baume au coeur, ça m’a reboostée et tous, on était chacun derrière nos ordis mais de se revoir et de repartager ensemble, de voir qu’on vit les mêmes choses. on se dit qu’on n’est pas tout seul. Quand on entreprend, on se sent parfois un petit peu désespéré, il y a des choses qui sont un peu plus dures que ce qu’on pensait ou on a du mal à se remotiver parfois après certains échecs ou désillusions… Et partager ça avec les autres, c’est hyper fort, ça permet de se dire « ok je ne suis pas toute seule, c’est pas anormal de se sentir tout d’un coup un peu désemparée face à l’ampleur de la situation » et en plus on s’encourage, tout le monde est hyper bienveillant. On a une conversation Whatsapp avec toute la promo et encore aujourd’hui et pour bien longtemps, elle va continuer. On y partage toutes nos actus, nos news, les bonnes nouvelles, quand on a des questions… On s’entraide beaucoup aussi parce qu’il y en a qui sont un peu plus experts dans certains domaines que d’autres et on partage comme ça énormément. Je recommande à 1000% !

C’est intéressant ce que tu dis et les mots que tu mets sur les émotions qu’on peut ressentir : se sentir un petit peu désemparé, avoir l’impression d’avoir tellement de choses à faire, pas savoir par où commencer… c’est des questionnements qui reviennent très souvent et finalement, une fois qu’on a créé son entreprise, lancé son projet, on oublie un petit peu qu’on est passé par ces phases-là et donc on revient très peu dessus. Je ne pense pas que ce soit par pudeur ou juste pour montrer à quel point on est successful mais juste qu’on oublie parce qu’on a lancé notre projet et qu’on est pris dans une autre dynamique.

Après, il y a tellement d’autres choses à penser qui sont hyper positives… Ca s’enchaîne vite aussi une fois que le business est lancé, une fois qu’on est lancé dans la commercialisation et du coup c’est un peu moins les mêmes problématiques qu’au début. Au début, parfois on peut passer tellement de temps sur une question anecdotique, on se prend la tête à se dire « mais est-ce que j’ai bien fait de faire ça ? Est-ce que c’est ça qu’il fallait faire ? ». Avec ces accompagnements-là, c’est bien parce qu’on peut interroger la bonne personne qui va avoir peut-être l’expérience ou la compétence pile poil dans ce domaine et qui va dire : « non mais ça, ne te prends pas la tête, c’est pas grave, tu feras ça plus tard » ou alors « Non, t’as pas besoin de changer de statut » ou « oui, cette idée m’a l’air pas mal ou la façon dont t’en parles, ça a l’air de te chauffer plus que l’autre idée où tu m’en parles un peu bof bof ». Parfois, juste d’avoir des avis extérieurs comme ça, ça permet d’avancer. Et après, une fois que tu es lancé, t’oublies un petit peu les doutes du début et je pense que c’est assez propre aussi aux entreprises qui ont les valeurs de l’ESS parce que c’est très fort en impact, en engagement. On se pose beaucoup de questions et on challenge beaucoup de choses, on ne veut pas faire mal, on ne veut pas se louper. Il y a beaucoup de choses qui arrivent et souvent les engagements, ça vient de choses très personnelles donc ça peut être très fort, parfois très lourd à porter. Je suis hyper admirative des projets par exemple qui sont lancés dans la santé : j’ai des super camarades de promo qui ont lancé leur projet dans la santé et ça découle à 100% d’expériences personnelles. C’est hyper fort, hyper lourd à porter mais c’est un travail fait en collectif qui porte tout le monde et je pense que c’est un peu moins difficile quand on est dans un groupe d’entrepreneurs. Depuis Ticket et les Audacieuses, je multiplie les échanges, les groupes, sur les réseaux il y a pas mal de choses. Je suis fan aussi de Empow’her qui rien que par les réseaux sociaux (sur Facebook il y a des groupes) font plein d’événements. Il y aussi les Canaux à Paris que j’aime beaucoup où je faisais tous leurs événements en physique sur la mode éthique : j’avais fait un superbe atelier en février qui m’avait mis un peu le pied à l’étrier pour Green my day. Je trouve qu’il y a plein de choses, après ça nécessite un peu de chercher, de fouiller, de trouver celui qui nous correspond aussi parce que dans le digital, il y a beaucoup de choses dans la tech, dans l’ESS, dans la mode, dans tous les secteurs. C’est hyper enrichissant ! Vraiment 2020 m’a appris la force du collectif en étant seule chez moi !

Génial ! Si on a des futurs mariés qui nous écoutent, comment est-ce qu’ils font pour te contacter ? A quel moment est-ce qu’ils doivent te contacter ? Une fois que le projet est né, tu l’as dit, il faut à peu près un an donc toi tu leur conseillerais de te contacter un an avant la date du mariage ?

Franchement, au tout début, il ne faut pas hésiter parce que parfois on ne sait pas forcément exactement quelle est l’amplitude d’activités du wedding planner. Iil faut vraiment pas hésiter ! A partir du moment où vous êtes fiancés, vous fêtez ça, vous êtes trop contents, vous commencez déjà à réfléchir entre vous à quel type de mariage vous voulez : grand mariage, petit mariage, loin, pas loin, les cérémonies… Et ensuite, il ne faut pas hésiter à venir s’adresser à moi pour commencer par la recherche du lieu. Mais il y a beaucoup de mariés qui vont commencer par la recherche du lieu et qui, ensuite, vont trouver le wedding planner. Les deux se font, bien sûr. Le premier rendez-vous par téléphone ou par visio, c’est sans engagement, c’est vraiment pour commencer à se connaître et que moi j’explique aussi tout ce que je propose. Sur mon site internet greenmyday.fr, j’ai expliqué mes différentes prestations : l’organisation complète ou aussi à la carte. Si, par exemple, des mariés sont très avancés et que finalement ils ont besoin d’une wedding planter ensuite, c’est tout à fait possible. Je peux faire des coordinations de jour J. J’ai aussi développé une offre, qui est un peu différente, d’ateliers qui vont être plus ponctuels, un peu sous forme de coaching sur des thèmes précis : par exemple il y a celui sur la recherche des tenues pour les mariés où ça va être de faire jouer mon carnet d’adresses de prestataires éthiques. Je coche les envies spécifiques que peuvent avoir les mariés et ensuite j’organise les tournées d’essayage avec la mariée et le marié s’il veut aussi, séparément bien sûr. Il y en a un autre sur la décoration par exemple. C’est quelques heures qui sont préparées ensemble et ensuite moi je délivre soit une virée shopping pour la robe, soit pour la déco, je prépare tout un moodboard, des ambiances, peut-être le sourcing des matériaux s’il y a besoin etc. J’en ai un aussi sur la cérémonie laïque parce que la cérémonie laïque se pratique de plus en plus. Parfois on peut avoir très envie de le faire mais alors aucune idée de à quoi ça correspond, du coup moi je propose de coacher la personne qui va officier parce qu’il y a des officiants professionnels mais parfois ça peut être aussi quelqu’un de son entourage, un ami, quelqu’un qui va être plutôt assez à l’aise à l’oral évidemment parce que c’est quand même un exercice de parler devant tout le monde et ça va être assez émouvant. Je permets aussi de coacher un peu sur ça, de préparer la personne, de relire les discours. S’il y a des surprises c’est pas mal d’avoir la wedding planter entre les deux parce que comme ça, ça prépare les surprises pour les mariés sans qu’ils aient des choses dont ils n’ont pas envie. Il y a aussi ces offres-là qui sont dispo pour ceux qui préfèrent ne pas forcément avoir quelqu’un à 100% avec eux, parce qu’il y a des gens qui, comme moi, adore organiser eux-mêmes. J’essaie de me développer beaucoup sur Instagram à Greenmyday et sur Pinterest, le royaume des mariés. Toutes mes coordonnées sont sur mon site, il y a un petit formulaire ou même mon numéro de téléphone, mon email direct. Je suis assez joignable de toute façon, c’est le principe de mon métier : être très joignable et à l’écoute des mariés. Même pendant l’organisation, je réponds régulièrement.

Est-ce qu’on peut te contacter aussi si on a un plus petit budget, pour celles et ceux qui nous écoutent, qui ne rêvent pas d’un énormissime mariage à plusieurs milliers d’euros ?

Totalement ! Ca va être par exemple tout ce qui est la coordination de jour J ou ces ateliers-là vont être hyper intéressants pour les plus petits budgets. Et puis, de toute façon, on peut tout voir ensemble, je trouve qu’en terme de mariage, tout est possible. Ca peut être un mariage à 40000 euros comme un mariage un peu moins cher, c’est juste qu’il faut que les envies soient raccordées à ce budget. Si on veut la très grande salle la plus renommée de la région et qu’on n’a pas le budget qui va en face, il faut être réaliste. Mon travail, ça va aussi être ça peut-être, de dire « vous avez ce budget-là, vous avez ces envies-là, ça va pas être hyper raccord ». Il faut s’adapter. Pareil au niveau du timing, au final c’est vrai que un an à l’avance, c’est bien mais si vous prévoyez de vous marier dans quatre mois, c’est totalement possible aussi. Il n’y a pas de pression à avoir : « je ne m’y suis pas pris un an et demi à l’avance, jamais j’y arriverai ». Non, c’est pas vrai, on peut le faire aussi mais il ne faudra pas forcément viser les prestataires les plus demandés parce qu’ils ne seront pas dispo mais on pourra en trouver plein d’autres qui seront très bien. Tout dépend de raccorder ses envies avec le budget et le timing.

Parfait. Merci beaucoup,Léa pour cet échange. C’est vraiment un sujet intarissable, on n’a pas pu rentrer, malheureusement, dans le détail de chaque sujet puisqu’il y a l’alimentation, il y a la mode, les fleurs, la déco, le transport… J’invite vraiment toutes celles et ceux qui nous écoutent et qui en ont envie à te contacter pour creuser ce sujet-là. Ca vaut le coup d’y réfléchir. Ca peut être pour un mariage mais j’imagine que ça peut être aussi pour une fête…

Les fêtes d’engagement, de fiançailles qui se font de plus en plus et les anniversaires de mariage, aucun problème !

Génial, merci beaucoup.

Merci à toi, Jeane, ça a été un plaisir !

Site : Green my day

Instagram : @green_my_day_

Merci Angélique pour la transcription.