Delphine, Elodie & Les 3 chouettes

Cette semaine Jeane reçoit Delphine et Elodie, fondatrices de l’entreprise Les 3 chouettes ! Bonne lecture !

Peux-tu te présenter ?
Derrière Les 3 Chouettes il y a 2 femmes (et non 3 !) Delphine Dubois et moi, Elodie Germain :  amies, belles-sœurs, associées mais surtout, passionnées de nourriture.
J’ai passé 10 ans en tant que journaliste à filmer et tendre le micro à des gens qui faisaient des choses très concrètes, me parlaient de leurs passions et de leurs projets. Un jour, j’ai eu envie à mon tour de passer à l’action et de me lancer. Je voulais créer quelque chose en lien avec la nourriture mais également contribuer à changer un modèle alimentaire à bout de souffle. Quand Delphine, ma belle-soeur, m’a tendu une perche lors d’un repas de famille (on était alors en 2016), je l’ai saisie ! Elle qui a passé 7 années dans un grand groupe et qui a pas mal côtoyé la grande distribution avait très envie de monter un projet pour, elle aussi, faire bouger les lignes. Elle est drôle, a une énergie de dingue et elle est jusque-boutiste : la partenaire parfaite.

Comment est né votre projet ?
En 2016, suite au visionnage du documentaire Demain, nous avons eu envie d’œuvrer positivement pour l’environnement et de créer une alternative à ce que proposent les géants de l’agro-alimentaire, protagonistes d’un modèle aujourd’hui dépassé. Reconnecter le consommateur à son assiette sans perdre le plaisir de bien manger est devenu notre leitmotiv. Nous avons alors décidé de lancer une petite révolution au rayon condiment en prenant comme point de départ le cornichon.

Et oui ! Le cornichon ! 85% d’entre eux viennent d’Inde suite à une délocalisation massive au début des années 2000 qui a laissé sur les carreaux les producteurs français… Nous proposons une alternative durable : les pickles de légumes bio et locaux. Il s’agit de la même technique de conservation du légume dans un vinaigre mais avec une variété de légume et des façons de le consommer infinie. On sort de la monomanie du cornichon dans un sandwich et on fait le plein de couleur et de pep’s aux apéros, dans les salades, les burgers, les barbecues avec nos pickles en technicolor…

Pourquoi as-tu cette volonté de t’engager, à ta façon, dans la protection de l’environnement ?
Nous savons tous que les ressources de la planète sont limitées et que le système actuel n’est pas viable. Ce que l’on choisi de mettre au bout de sa fourchette n’est pas anodin. Mettre du bio, du local, du végétal, c’est déjà faire une petite révolution.
Nous voulions aussi apporter du sens et de la joie à la consommation. C’est plus sympa de manger des légumes qui n’ont pas fait le tour du monde et de savoir qu’à la clé, il y a la création d’emplois à l’échelle locale. Nous en avons embauché 8 personnes depuis le début de l’aventure ! L’important pour nous, c’est aussi et surtout de mettre en lumière le travail de gens qui travaillent dans l’ombre : les producteurs qui oeuvrent sans relâche pour nous apporter le meilleur de la terre en travaillant avec elle et pas contre elle.

Deux phrases pour définir cette aventure ?

Pickle is the new cornichon : avec ce projet nous n’avons pas peur de bousculer un rayon monotone et pour cela il faut être un peu fou et rêver grand !

Et prends garde Tomato Ketchup : parce que nous voulons en finir avec la standardisation des couleurs au rayon des condiments 🙂

Que te réserve l’avenir ? Des projets futurs ?
Toujours plus de bio, de local et de pep’s ! Il reste encore un tas de condiments à réinventer… Nous venons d’ailleurs de mettre au point des ketchups de légumes à la carotte et au gingembre, à la betterave et même au chou-fleur et au curry, à consommer avec des frites, mais pas seulement. Avec toujours ce désir de mettre de la couleur dans les assiettes… Le tomato ketchup va voir rouge !
Nous pensons aussi Delphine et moi à notre atelier du futur situé dans une région agricole au milieu d’un réseau de producteurs engagés dans la bio et au pied de cet atelier, des planches d’herbes aromatiques à récolter juste à temps pour la production de nos pickles. Un peu plus loin une forêt-jardin abritant nos arbres fruitiers préférés, des baies, des plantes médicinales, des ruches… ça, ça nous fait rêver.

Enfin, un conseil à tous les auditeurs qui souhaitent, eux aussi, s’investir dans un tel projet (associatif, entrepreneurial…) ?

Choisissez un projet qui vous passionne,
ayez confiance
et foncez !

Pour plus d’infos :
Site : https://www.les3chouettes.fr/
Instagram : https://www.instagram.com/les3chouettes/
Rendez-vous sur le compte Instagram de Basilic pour participer au jeu concours et tenter de remporter un lot de produits Les 3 chouettes !

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